La vachère qui rit...

Publié le par Bubune

La vachère qui rit !


Giboulées d'avril, la fermière sortit peu vêtue
Poussant son troupeau de charollaises
Dans la ruelle du village trop exigue
" L'étrangère " était déjà tout à son aise

Elle aimait faire loucher le vieux du village
Ne sachant que faire de ses journées
Si longues. Toute sa vie il resta si sage
Que dorénavant il comptait en profiter

A tout moment, même sous ce soudain grésil...
Il poussa les traînardes et grosses ruminantes
Lui il l'aimait l'ex bourgeoise de la grand' ville
A la démarche facile, à la tenue troublante

Il caressait les croupes attardées de son bâton
Se sentit revigoré par la pluie qui fouettait
Par la vue imprenable du large balcon
Que la délurée novice vachère exhibait...

Elle avait repris ses terres et son troupeau
Au nez et à la barbe de tous les voraces
Paysans de ce village, froids et cathos
Il en était fier, c'était pour eux le coup de grâce

Elle était devenue sa confidente, sa complice
Son soleil, soudain apparu l'arc-en-ciel
Ils allaient goûter bientôt au bol des délices
Dans l'herbe mouillée, presqu'une lune de miel... !

La vachère qui rit...
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article