La préface et l'avant-propos du " Vive la gaule " !

Publié le par bubune08

Préface

Le poil discret sur le caillou peut-être, mais la plume leste sur la feuille ! Nabab des soirées bibines, Bubune brasse aussi les vers à pieds...

Une nouvelle salve de rimes déferle pour faire exploser de rire ou fondre en larmes, c'est selon. Mais où puise-t-il son inspiration cet assoiffé du crayon ? Sans doute sa muse dope sa mine, qui nous réjouit la nôtre... A peine trois et deux ans après « Tronches de vie » et « 50 balais, 50 poèmes », le toqué remet le couvert et il semble plutôt dans son assiette. Qu'on se le dise, quand cette vierge se met à table, la morosité déguste pour mieux nous régaler.

Un paradoxe tout de même, pour qui a déjà jeté un œil dans son frigo. Du liquide, tant que tu veux ! Prends un chariot et fais la queue. Mais un vide sidéral de solide salue ses invités sidérés. Ça, il en a de la bouteille. Pour tailler la bavette autour d'un tord-boyau, y a du monde ! Mais, pour en manger, walou, macache, peau de pois-chiche...

Et pourtant, il n'aurait pas loin à en chercher le bougre de Bourcq. S'il a du beau vin à la cave, sa grange en est aussi bien garnie. Seulement, on imagine plutôt le moment où il dressera ses vaches à former, sur leur petite butte, une énorme marguerite vue du ciel...
Vous verrez, si ça l'effraie, le zèbre ! Voilà un agriculteur qui change ses parcelles en champ lexical. Au creux de son semoir, l'orge se mue en encre pour égrainer les messages grandeur Nature sur ses terres de jeu.

De quoi cultiver son versant Prévert. Compulsif, il fait fumer son stylo à toute occasion. Chaque visage, chaque bribe d'image, chaque soubresaut ou sombre sot de l'histoire, réveille son toc. Ça peut lui prendre à tout moment, comme une envie d'éternuer.
« Quand la plume fuit, tu en profites », résumait-il.

On ne compte plus les plaintes de cafetiers, dont il a gribouillé les nappes, ni ses douches interrompues pour noircir quelques feuilles. Et ce bouchon créé entre Vouziers et Mazagran, quand il avait stoppé son tracteur au milieu de la route, pour déverser fissa sa verve sur le papier ! Les cartons de cahiers et crayons arrivent chez lui par camions. Au pays, il se susurre même qu'il a des parts chez Bic et Clairefontaine...

Oui, le trait est gonflé... Mais pas tant que lui.

Au fil de ces pages, Bubune livre des faces intimes d'Ardennes, des piles de portraits tendres et taquins, des coups de chapeau, de sang et de foudre. Autant de clins d'œil, juste comme ça, en passant. Mais ce coeur d'artichaut s'effeuille surtout un peu lui-même. Un amoureux de la langue et des gens se cache à peine, derrière ses mots perclus de malice. Un troubadour jamais à la bourre d'un calembour et touché par tout ce qui l'entoure.

S'il est ivre, c'est avant tout de gouttes de vie. Qu'un sourire s'esquisse dans son sillage, et il le gaule au vol ce pêcheur aux 52 berges, plutôt barge et pas que beau.

Vive la gaule, donc... Et surtout, à toute !

La Pba

Eau de raie m'a tendu la perche !

Très flotteur pour moi tout le contenu de cette préface , ne trouvez-vous point ?
Elle pousse le bouchon un peu loin, mais en vers et contre tout, voici donc le 3ème recueil que j'enfile...
Rien de tel que le " toc toc toc " annonciateur d'une belle touche, qui met en émoi et en transe le pêcheur ferrant bien souvent dans le vide !
Et puis cette fois, pas de jaloux, le chasseur y trouvera aussi son compte, ivre de ses exploits narrés dans mon poème le plus long !
Il est bien sûr d'usage de remercier tous mes aidants : Hélène Demars et ça repart pour la photo de couverture entre autres, Audrey pour cette préface d'une autre planète, Fabienne Day et Jacques Berthion mes correcteurs patentés, et bien sûr vous tous et surtout toutes qui vous êtes laissé photographier !
La poésie n'est pas l'appât du gain, j'espère amorcer en vous l'envie d'à nouveau me lire, c'est parti
Ames sonsibles ne pas s'abstenir !


Bubune

La préface et l'avant-propos du " Vive la gaule " !

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